doucement je regarde à la fenêtre
le crépuscule arriver à grandes enjambés
en ce soir d'automne, veuf de l'été
tu te crois inutile, un pauvre être
mais sache que tu ne l'es pas
car tu es ma vie et je t'aime
non je t'en supli ne fais pas ça
ne m'impose pas une vie sans toi!
lentement les feuilles tombent
comme mes larmes sur mon menton
tombant doucement sur ta tombe
et témoignant d'une tristesse sans nom
cesoir tout est figé
comme ton regard quand la mort tu accuiella
et moi sur le seuil tétanisée
devant la fin de l'été, ta fin à toi
je veux hurler mon malheur, mais je ne peux pas
je veux que tu revienne, mais tu ne reviens pas
je regarde par la fenêtre, sans volonté
comme le soleil exprime ma douleur de ses larmes ensanglantées
ce soir d'automne ou la vie s'envole
à la rencontre de la mort
je monte sur la fenêtre, à son rebord
et désespérément vers toi je m'envole.
la vie rencontre la mort
comme les beaux matins estivaux laissent place aux tristes soirs d'automne.